La Sardaigne se découvre aussi loin des plages et des routes côtières : à pied, ses sentiers traversent le maquis, grimpent dans les montagnes de granite et débouchent parfois sur des criques que l’on atteint au prix d’un bel effort. D’une descente vers Cala Goloritzè à une boucle panoramique dans le massif du Limbara, chaque randonnée pédestre révèle une autre facette de l’île. Les itinéraires présentés ici varient en durée et en difficulté, mais partagent un même impératif : bien préparer son départ. Le balisage peut être irrégulier, le soleil intense et les points d’eau rares. Avec une carte hors ligne, de bonnes chaussures et un départ matinal, l’aventure devient une véritable découverte des paysages et de la nature sardes.
Randonnées en Sardaigne entre mer et maquis : Cala Goloritzè et Torre Nuova
Sur la côte est, la marche vers Cala Goloritzè donne le ton : ici, une plage paradisiaque se mérite. Le départ se situe à Su Porteddu, après une piste carrossable, où un parking payant est aménagé. L’itinéraire aller-retour mesure environ 7 kilomètres pour 470 mètres de dénivelé et demande près de 2 h 30 de marche, sans compter le temps passé au bord de l’eau. Les conditions d’accès et les tarifs pouvant évoluer, mieux vaut les vérifier avant de partir.
Cala Goloritzè : une descente spectaculaire, un retour exigeant
Le chemin commence à l’ombre du maquis et des oliviers, avant de plonger vers la mer par une pente marquée et des escaliers. Cette descente est agréable à l’aller, mais elle annonce un retour plus physique, surtout sur la première portion. Le sentier, parfois étroit, est emprunté dans les deux sens : en haute saison, partir tôt permet d’éviter une partie de l’affluence et de marcher plus tranquillement.
La plage est exposée au soleil une grande partie de la journée et ne dispose ni de toilettes ni de point de restauration. Il faut donc prévoir de l’eau en quantité suffisante, un couvre-chef, de la protection solaire et un repas. Une pause baignade est tentante, mais le retour reste à effectuer sous la chaleur : mieux vaut garder de l’énergie et ne pas compter uniquement sur l’ombre de la crique.
Pour compléter cette sortie par d’autres étapes balnéaires, le guide consacré aux plages de la côte est de Sardaigne aide à situer les paysages autour de l’itinéraire. C’est une marche où l’horaire compte presque autant que la distance : le départ matinal transforme l’expérience.

Torre Nuova : une boucle côtière facile à savourer
Sur la côte nord-ouest, un parcours au départ du parking situé environ un kilomètre avant la Torre Nuova propose une sortie plus douce. La boucle fait près de 10,6 kilomètres pour 200 mètres de dénivelé. En longeant d’abord la côte, elle offre de beaux points de vue sur le littoral ; le retour passe par une pinède, agréable mais moins spectaculaire.
Cette balade convient aux marcheurs qui souhaitent profiter des paysages sans affronter une forte montée. Elle reste toutefois exposée par endroits : eau, chaussures adaptées et protection contre le soleil demeurent utiles, même lorsque le relief paraît modeste. Pour élargir la découverte de la région, les itinéraires et sites d’Alghero et de ses environs se combinent facilement avec une exploration du nord-ouest.
Montagnes sardes : panoramas du Limbara et randonnée au site de Tiscali
Quitter le bord de mer, c’est entrer dans une Sardaigne plus minérale. Les pistes de montagne, les affleurements de granite et les sous-bois offrent une autre ambiance, parfois plus fraîche, mais pas nécessairement plus facile. Sur ces parcours, l’orientation mérite une attention particulière : certains départs sont peu lisibles et les indications peuvent manquer de continuité. Une trace téléchargée à l’avance complète utilement les panneaux présents sur place.
Monte Limbara et pointe Giugantinu : marcher sur le granite
Depuis le grand parking situé après Vallicciola, plusieurs variantes permettent de parcourir environ 12 à 15 kilomètres et 400 mètres de dénivelé. Une partie du trajet traverse des zones ouvertes, avec de larges vues sur les reliefs environnants. Quelques passages demandent de poser les mains sur les rochers, sans constituer pour autant une escalade technique dans les conditions décrites par l’itinéraire.
La variante qui rejoint la pointe Giugantinu ajoute un effort plus soutenu, notamment en fin de boucle, mais récompense les marcheurs par un panorama remarquable. Au sommet accessible par la route, les antennes installées sur le site font partie du décor : elles peuvent surprendre, sans effacer l’intérêt des vues alentour. Sur les portions découvertes, lunettes de soleil, chapeau et réserve d’eau sont indispensables. Les informations sur les paysages de la vallée de la Lune et du Monte Limbara permettent de prolonger la découverte du secteur.
Pour préparer une première sortie, une liste simple évite les oublis les plus courants :
- Une carte ou une trace hors ligne, surtout lorsque le balisage se fait discret.
- De l’eau et un encas consistant, sans compter sur la présence d’un commerce en chemin.
- Des chaussures offrant une bonne adhérence sur la terre, les marches et les rochers.
- Une protection contre le soleil : chapeau, lunettes et crème solaire.
- Un départ adapté à la météo, de préférence tôt durant les périodes chaudes.
Les conseils pour débuter la randonnée dans de bonnes conditions sont utiles avant de s’attaquer aux passages rocheux. En montagne, une préparation raisonnable rend l’effort plus fluide et laisse davantage de place à la contemplation.
Tiscali : un itinéraire vers un site archéologique du Gennargentu
La randonnée qui mène au site de Tiscali part d’un parking après Dorgali, dont l’accès a été indiqué à 6 euros dans les informations disponibles ; le tarif est à vérifier avant le départ. Le parcours représente environ 9 kilomètres pour 450 mètres de dénivelé. Le cadre est spectaculaire, avec de beaux panoramas sur les reliefs du Gennargentu et une arrivée dans un site archéologique installé dans une doline, une vaste dépression naturelle.
La chaleur peut rendre la marche éprouvante, notamment dans les secteurs boisés où l’air circule moins. En été, partir tôt est donc une précaution concrète, et non un simple conseil de confort. Le site mêle paysage et patrimoine : la randonnée ne se résume pas à atteindre un point de vue, elle conduit à un lieu habité autrefois, dont les vestiges rappellent l’ancienneté de l’occupation humaine de l’île. Pour préparer d’autres étapes dans le massif, le guide des paysages et merveilles du Gennargentu apporte un complément utile.
Bien préparer une randonnée pédestre en Sardaigne
Les itinéraires sardes demandent une organisation adaptée aux particularités locales. Le balisage n’est pas toujours continu, et un sentier bien fréquenté peut devenir encombré aux heures de pointe. Avant chaque départ, il est judicieux de vérifier le point de stationnement, les conditions d’accès, la météo et la durée réelle de marche, en intégrant les pauses et le dénivelé.
Les plateformes de randonnée et les guides papier peuvent aider à comparer les parcours et à repérer les variantes, mais une trace numérique ne remplace pas le jugement sur le terrain. Il faut rester sur les chemins repérables, faire demi-tour si l’itinéraire devient incertain et éviter de s’engager tard dans la journée sur un parcours exigeant. Pour voyager à pied sans organiser chaque détail seul, des séjours organisés autour de la randonnée constituent une autre manière de découvrir l’île.
Le choix de la saison modifie aussi l’expérience. Les journées estivales offrent de longues heures de lumière, mais la chaleur impose un départ très matinal, surtout sur les itinéraires exposés comme Cala Goloritzè ou Tiscali. Dans tous les cas, il vaut mieux ajuster l’ambition à la météo et à son niveau : une boucle plus courte, pleinement appréciée, vaut mieux qu’un parcours trop long effectué dans la précipitation. La meilleure aventure est celle qui laisse le temps d’observer les paysages sans négliger la sécurité.
Quelle randonnée choisir pour découvrir la Sardaigne à pied ?
Pour une sortie côtière avec baignade, Cala Goloritzè offre un itinéraire marquant, mais sa descente et son retour sont exigeants. Torre Nuova présente un relief plus doux, tandis que le Monte Limbara et Tiscali conviennent aux marcheurs prêts à affronter davantage de dénivelé.
Quelle est la meilleure période pour randonner en Sardaigne ?
Les périodes moins chaudes sont généralement plus confortables pour marcher. En été, privilégiez un départ tôt le matin, emportez suffisamment d’eau et évitez les heures les plus chaudes, en particulier sur les sentiers exposés au soleil.
Le sentier de Cala Goloritzè est-il difficile ?
Il demande une condition physique correcte en raison de la descente raide, des escaliers et de la remontée au retour. Le parcours aller-retour fait environ 7 kilomètres avec 470 mètres de dénivelé selon les données disponibles.
Que prévoir pour une randonnée en Sardaigne ?
Emportez de l’eau, un repas ou un encas, des chaussures adaptées, un chapeau, des lunettes de soleil et une carte ou une trace consultable hors ligne. Vérifiez également les conditions d’accès et les éventuels frais de stationnement avant de partir.







