Entre les alpages de Haute-Savoie et les reliefs suisses, le Chablais offre un terrain de randonnée où l’on passe des forêts fraîches aux crêtes minérales, avec le Léman en toile de fond. Sur deux jours, un mini-trek dans le Chablais relie les abords des Cornettes de Bise à ceux de la Dent d’Oche, au départ du lieu-dit La Planche, près de Novel. L’itinéraire décrit ici totalise environ 32 kilomètres et 2 520 mètres de dénivelé positif, sans compter les ascensions facultatives des sommets. Les cols, les lacs d’altitude et les passages entre France et Suisse composent une aventure exigeante, à préparer comme une véritable randonnée itinérante. Une journée supplémentaire permet d’envisager une variante vers le Grammont et le lac de Tanay.
Mini-trek dans le Chablais : itinéraire entre les Cornettes de Bise et la Dent d’Oche
Le départ se fait au parking du lieu-dit La Planche. La première étape rejoint le secteur des chalets et du refuge de Bise sur environ 15 kilomètres, avec près de 1 550 mètres de montée et 1 270 mètres de descente. La deuxième journée revient vers La Planche par un tracé d’environ 17 kilomètres, comptant autour de 970 mètres de dénivelé positif et 1 250 mètres de dénivelé négatif. Ces chiffres donnent un ordre de grandeur : le parcours réellement suivi peut varier selon les sentiers choisis et les éventuels détours.
La première montée met rapidement les jambes à l’épreuve. Depuis les bois, le chemin gagne les chalets de Neuteu, puis le secteur du col de Bise et les crêtes proches de la Dent du Velan. Par temps dégagé, le regard porte vers les reliefs suisses et le Léman ; lorsque les nuages s’accrochent aux pentes, le paysage change en quelques minutes. La brume peut réduire la visibilité et rendre la progression délicate, surtout près des crêtes ou dans les pierriers.
Le passage vers le col d’Ugeon puis le col des Cornettes de Bise fait alterner alpages et terrains rocheux. La roche aux teintes parfois rougeâtres contraste avec les névés qui persistent selon la saison. Le tracé décrit passe par les accès aux sommets, mais ne comprend pas automatiquement leur ascension. Les Cornettes de Bise culminent à 2 432 mètres ; leur sommet ne s’ajoute que si les conditions, l’horaire et l’état du groupe le permettent. Il faut alors prévoir du temps et du dénivelé supplémentaires, sans s’engager dans un passage exposé lorsque la visibilité se dégrade.
Une randonnée en montagne à adapter aux conditions
Les sentiers de randonnée du massif du Chablais sont variés, mais certains tronçons demandent de l’attention : terrain pierreux, pente raide, passages étroits et cheminement parfois moins évident. Un itinéraire visible sur une carte ou un GPS ne garantit pas que chaque portion soit praticable le jour du départ. Une carte hors ligne, une trace téléchargée et la vérification des informations locales avant de partir sont de bons réflexes, particulièrement dans les secteurs frontaliers.
La nuit peut se passer dans un refuge de montagne ou en bivouac, selon l’organisation retenue et les règles applicables au lieu choisi. Dans l’itinéraire décrit, un emplacement près du lac de Fontaine a servi de halte ; les abords d’un lac ne doivent toutefois pas être considérés d’office comme un espace autorisé. Il faut vérifier la réglementation locale, installer le campement sans dégrader le milieu et repartir avec tous ses déchets. Pour un week-end plus léger, une nuit en refuge évite de porter tente et matériel de couchage, mais impose de vérifier les disponibilités et les conditions d’accueil.

Cette première étape est aussi une leçon de rythme : une montée soutenue le matin, une pause à l’abri du vent, puis une nouvelle ascension avant une descente importante. Le panorama récompense l’effort, mais la marge horaire reste essentielle. Mieux vaut renoncer à un sommet lorsque les nuages s’épaississent que transformer un détour facultatif en course contre la météo.
Des crêtes aux lacs : paysages et passages forts du massif du Chablais
Au deuxième jour, l’itinéraire repart vers la pointe de Bénévent et les alpages de la Bouaz Dessus. Le lever du soleil peut dégager les sommets et faire apparaître le Mont-Blanc au loin, tandis que les sifflements des marmottes signalent leur présence dans les pentes. Les animaux sauvages se contemplent à distance : rester sur le chemin et éviter de les approcher permet de ne pas perturber leur comportement.
Le secteur de la pointe de Bénévent demande lui aussi de juger le terrain avec soin. Un chemin peu marqué ou une pente raide ne devient pas plus sûr parce qu’il figure sur un écran ; avec un sac chargé, mieux vaut suivre l’itinéraire reconnu et renoncer à une variante incertaine. Depuis le col de Floray, la descente conduit au lac de Darbon, encaissé dans un cirque. Sa couleur émeraude et le calme du site en font l’une des pauses marquantes de cette randonnée en montagne.
La Dent d’Oche : sommet convoité, détour non obligatoire
Après le lac de Darbon, le parcours remonte vers les Portes d’Oche, puis passe près du lac de la Case. La Dent d’Oche, qui domine le secteur, constitue un objectif d’ascension alpine distinct de la boucle décrite. La météo peut y changer vite : dans le récit de référence, l’arrivée de nuages a conduit à contourner le sommet par le col de Rebollion plutôt que de poursuivre vers le col de Planchamp. Ce choix a permis de garder une étape cohérente sans s’exposer pour une vue devenue incertaine.
Pour planifier la boucle, il est utile de distinguer le tracé de base des sommets facultatifs. Cette liste aide à préparer une sortie réaliste :
- Avant le départ : vérifier la météo, l’état des accès et les informations concernant les passages en altitude.
- Dans le sac : emporter eau, nourriture, vêtements chauds et imperméables, trousse de premiers secours, carte et batterie de secours.
- Sur les crêtes : ralentir si le brouillard arrive et ne pas s’écarter du chemin pour chercher un passage incertain.
- Pour la Dent d’Oche ou les Cornettes : ajouter une marge de temps et de dénivelé, puis renoncer si les conditions ne sont pas favorables.
- Pour le bivouac : se renseigner sur les règles du secteur et choisir un emplacement durable, éloigné des zones fragiles.
Après le contournement de la Dent d’Oche, les alpages fleuris et le col de Neuva ramènent progressivement vers La Planche. La fin, moins raide, offre une transition bienvenue après les passages pierreux. C’est aussi là que les panoramas alpins reprennent toute leur ampleur, avec les reliefs parcourus qui se dessinent sous un autre angle.
Préparer une randonnée itinérante vers le Grammont et le lac de Tanay
Avec une journée supplémentaire, une variante peut conduire vers le Grammont et le lac de Tanay, en Suisse. Les données de parcours fournies indiquent environ 20 kilomètres et 1 700 mètres de dénivelé positif et négatif pour cette option ; il faut confirmer le tracé exact avant de partir, car le point de départ et le raccordement à la boucle principale modifient les distances. Le Grammont est apprécié pour sa vue sur le Léman, tandis que le lac de Tanay attire de nombreux visiteurs, particulièrement les week-ends ensoleillés.
Cette extension transforme le week-end en randonnée itinérante plus complète, mais elle ne s’improvise pas. Le passage d’un pays à l’autre implique de préparer son parcours et de vérifier les règles locales, les horaires éventuels des transports ou des accès, ainsi que les possibilités de ravitaillement. En itinérance, la quantité d’eau et de nourriture à porter dépend de la saison et des points disponibles sur le trajet : il est prudent de ne pas compter sur un service ouvert sans l’avoir confirmé.
Choisir son rythme et son équipement
Un marcheur habitué aux longues journées pourra envisager l’enchaînement soutenu, tandis qu’un groupe moins expérimenté gagnera à répartir l’effort ou à supprimer les ascensions facultatives. Un sac léger aide dans les montées, mais ne doit pas conduire à oublier une couche chaude : même en été, le vent et l’humidité peuvent rendre les pauses froides. Des chaussures adaptées aux terrains caillouteux et une lampe frontale complètent l’équipement de base.
Pour une première découverte, un départ matinal et une étape sans sommet offrent davantage de souplesse. Les personnes qui souhaitent gravir les Cornettes de Bise ou la Dent d’Oche peuvent prévoir cette décision sur place, après avoir évalué visibilité, fatigue et état du sentier. Dans le Chablais, un itinéraire réussi n’est pas celui qui accumule les sommets, mais celui qui laisse une marge suffisante pour avancer en sécurité.
Combien de temps prévoir pour le mini-trek dans le Chablais ?
Le parcours de base est réparti sur deux jours : environ 15 kilomètres le premier jour et 17 kilomètres le second. Les durées indicatives sont de six heures puis cinq heures, hors pauses et hors ascensions facultatives des sommets.
Le tracé permet-il de gravir les Cornettes de Bise et la Dent d’Oche ?
Le parcours décrit passe près des cols et des accès aux sommets, mais n’inclut pas nécessairement leurs ascensions. Chaque sommet demande du temps et du dénivelé supplémentaires, à envisager uniquement si les conditions et le niveau du groupe le permettent.
Peut-on bivouaquer pendant cette randonnée ?
Un bivouac a été réalisé près du lac de Fontaine dans le parcours relaté, mais les règles doivent être vérifiées pour le lieu et la date choisis. Respecter les espaces naturels, limiter son installation et ne laisser aucun déchet sont indispensables.
La variante du Grammont est-elle adaptée à une journée supplémentaire ?
Une variante d’environ 20 kilomètres et 1 700 mètres de dénivelé est indiquée vers le Grammont et le lac de Tanay. Il faut confirmer le tracé précis, les conditions d’accès et la météo avant de l’ajouter à l’itinéraire.







